PARIS - L'Ecosse, après s'être imposée au match aller, a de nouveau battu la France à la surprise générale, cette fois au Parc des Princes (sur le même score, 1-0), mais avec des conséquences plus graves, les Bleus chutant de la première à la troisième place de leur groupe B des éliminatoires de l'Euro.
La claque est énorme pour les vice-champions du monde! L'Ecosse est désormais leader du groupe (21 points), devant l'Italie (20 points) et la France, 19 points.
Avec un succès mercredi, les Français n'auraient eu plus qu'à battre les Iles Féroé et la Lituanie en octobre, pour être qualifiés avant même leur dernier match, un déplacement en Ukraine le 21 novembre. Ce n'est désormais plus le cas et la bande à Domenech peut douter et trembler.
Seule équipe à avoir battu les Bleus en qualifications à l'Euro (1-0 à Glasgow le 7 octobre 2006), les Écossais, dans un stade qu'ils avaient conquis avec leur 10 000 fans donnant de la voix, ont donc récidivé.
A l'aller, sous le crachin, les "Scots" avaient surpris les Français sur un corner à la 67e minute repris par Caldwell. Cette fois encore, les Bleus sont tombés après l'heure de jeu, en deuxième période, cette fois sous un tir somptueux de 35 mètres de McFadden dans la lucarne de Landreau, qui jusqu'ici n'avait pas encaissé de but avec les Bleus (0-1, 63e).
Échec du duo Trezeguet-Anelka Partis sur un bon rythme, ayant les clés du jeu face à une équipe techniquement limitée, les Bleus, à l'image de leur tandem d'attaque, ont manqué leur finition, se heurtant au bloc écossais, bien regroupé - mais cela n'était pas une surprise -, avant de se faire surprendre.
Le duo Anelka-Trezeguet a posé des problèmes tactiques... aux Bleus. Anelka a souvent été obligé de décrocher pour laisser devant un Trezeguet que ses partenaires ont eu du mal à trouver.
Le débat "Trezegol" n'en est donc pas terminé chez les Bleus. Le buteur de la Juve, qui n'avait pas renoué avec les A depuis le 7 février et une défaite en amicale contre l'Argentine (il n'avait depuis été aligné qu'en A' fin août en Slovaquie) est décidement maudit avec l'Ecosse.
Les autres atouts offensifs français n'ont pas été à leur aise non plus. Ribéry a ainsi fait parler sa vitesse, mais a perdu un peu en lucidité sous la pression d'Ecossais
jouant à l'énergie. Le gardien écossais, Gordon, ne doit au passage pas être oublié dans le succès des Ecossais.
L'impuissance des vice-champions du monde a été résumée par cette balle de Makelele nettement au-dessus (36). Dommage d'ailleurs pour Makelele, qui avait brillé dans son registre habituel de plaque tournante du milieu.
En revanche, son comparse du milieu, Vieira, n'avait plus les jambes de San Siro samedi. Les dirigeants et techniciens de l'Inter Milan qui avaient demandé à ce que leur milieu de terrain soit ménagé pour ce match n'ont pas dû apprécier de le voir d'abord titularisé, puis puisant dans ses réserves. Il faudra un "Pat" au top pour redresser la situation dans le futur.